Ville de Dinant
Exposition  

14-18 – Le Grand Brassage des Populations

Durant la Première Guerre Mondiale, près de deux millions de civils belges ont été déplacés. Derrière ces chiffres se cachent des hommes, des femmes et des enfants aux destins divers, mais dont le point commun est d'avoir été arrachés à leur environnement rural ou citadin familier, jetés sur les routes de l’exil et souvent privés de liberté. C’est à cette période que le terme "réfugié" apparait dans le vocabulaire des relations internationales. Ce conflit marque incontestablement un tournant dans l’histoire des populations déplacées.

Dans le cadre des commémorations 14-18, le Service du Patrimoine Culturel de la Province de Namur et Qualité-Village-Wallonie ont initié une nouvelle exposition itinérante: Le Grand Brassage des Populations, Figures d’Exil, Figures du Front. A chacune de ses escales, elle est enrichie par une déclinaison locale de la thématique. L’objectif est multiple: mettre en évidence l’impact de la Grande Guerre sur les déplacements de population, identifier les différentes figures d’exil et, par le biais du grand brassage des populations que connurent nos aïeuls, faire réfléchir au sort de nos infortunés contemporains.

 

> Le Grand Brassage des Populations, Figures d’Exil, Figures du Front

Exposition conçue par le Service du Patrimoine Culturel de la Province de Namur et Qualité-Village-Wallonie, présentée à Dinant en coproduction avec le CCRD

> La Diaspora Dinantaise
> Survivre à Dinant entre 1914 et 1918

Coproduction Comité 14-18 de la Ville de Dinant/Maison de la Laïcité de Dinant/CCRD

Dinant – CCRD – Salles d’Exposition

Du Sa 11|03 au Lu 17|04|2017

Exposition

Du Lu au Ve – 8h30 > 12h00 et 13h00 > 17h00
Les Sa, Di et Lu 17|04|2017 – 14h00 > 18h00

Entrée libre

 

Le Grand Brassage des Populations, Figures d’Exil, Figures du Front

En 1914, l’exode connait plusieurs vagues et touche particulièrement la province de Namur. Les habitants fuient en masse la sauvagerie des envahisseurs et les ruines fumantes de leurs villages. Quant aux hommes mobilisés, bon nombre d’entre eux tombent aux mains de l’ennemi après la prise des forts (Liège, Namur et Anvers) ou parviennent à trouver un salut tout relatif en passant la frontière avec les Pays-Bas. En 1916, le travail forcé extrait des milliers d’hommes pour les envoyer vers l’Allemagne. A partir du printemps 1917, un nouveau phénomène se produit: l’arrivée massive d’"évacués" civils français dans des localités du Namurois, chassés de chez eux par l’occupant allemand en vue de faciliter la défense des territoires conquis dans le Nord de la France. Richement documentée, l’exposition Le Grand Brassage des Populations, Figures d’Exil, Figures du Front présente un contexte général et met en valeur plusieurs grandes figures d'exil. Elle est accompagnée d'un documentaire audiovisuel et complétée par un volet local qui parle des déportés, mais aussi de la vie quotidienne, à Dinant, pendant cette période.

 


La Diaspora Dinantaise

La Diaspora Dinantaise présente les destins et trajectoires de plusieurs personnalités de la cité des Copères, des héros qui ont donné leur nom à des rues ou des places de la ville comme Jean-Baptiste Culot ou Charles Balbour, mais aussi d’autres figures moins connues comme Paul Tschoffen, l’Abbé Baelde ou le diplomate d’origine hollandaise Willem van Rijckevorsel. L’œuvre réalisée par ce dernier est particulièrement émouvante puisqu’elle permit à des dizaines d’orphelins dinantais de trouver refuge aux Pays-Bas pendant la durée du conflit. Le sort dramatique des centaines d’habitants de la cité mosane déportés d’aout à novembre 1914, puis à partir de décembre 1916, sera aussi expliqué. La liste de toutes ces victimes précisera les noms de ces anciens dont les souffrances ont été ignorées pendant de trop longues décennies.

 


Survivre à Dinant entre 1914 et 1918

Si la guerre pousse de nombreux Dinantais sur les routes de l’exil, elle condamne aussi ceux qui ont continué à habiter dans les décombres de leur ville à une existence pénible. Au travers de panneaux illustrés, de nombreuses photographies d’époque, d’affiches, d’objets authentiques et de documents tirés d’archives et de collections privées, le quotidien de la vie à Dinant sera évoqué autour des grands enjeux qui préoccupent ses habitants: se loger, se nourrir, se déplacer, commémorer, éduquer les enfants, cohabiter avec l’occupant,...

 

Dans le cadre de l'exposition Le Grand Brassage des Populations, Figures d’Exil, Figures du FrontLa Diaspora DinantaiseSurvivre à Dinant entre 1914 et 1918:

Animations pour Groupes Scolaires

Dinant – CCRD – Salles d'Exposition

Du Lu 13 au Ve 31|03|2017

Formation

(Pour les élèves de la 5e primaire à la 6e secondaire)
Gratuit – Inscription obligatoire au CCRD
Coproduction Comité 14-18 de la Ville de Dinant/Maison de la Laïcité de Dinant/CCRD

Dans le cadre du parcours-expositions, des animations sont organisées à destination de groupes scolaires. Le module comprend la visite commentée et des exploitations de la thématique adaptées à l’âge des participants. Outre les animations proposées, les visites libres des expositions sont également possibles, sur rendez-vous.

 

Visites Commentées Tout Public

Di 26|03|2017 – 14h30 et 16h00

Visite commentée

Gratuit – Réservation souhaitée au CCRD
Coproduction Comité 14-18 de la Ville de Dinant/Maison de la Laïcité de Dinant/CCRD

 

Mais aussi:

Adama

Simon Rouby
France – 2016 – 82’ – E.A.

Dinant – CCRD – Salle Bayard

Ve 17|03|2017 – 20h00

Film d’animation

(Pour tous à partir de 9 ans)
Dans le cadre du Festival A Films Ouverts

Adama, 12 ans, vit dans un village isolé d'Afrique de l'Ouest. Une nuit, Samba, son frère ainé, disparait. Bravant l'interdit des anciens, Adama décide de partir à sa recherche. Déterminé, le jeune garçon va franchir les falaises entourant son village, traverser le Monde des Souffles jusqu'à la mer, puis au-delà, jusqu'aux lignes de front de la Première Guerre Mondiale. Nous sommes en 1916.

"Simon Rouby mêle réel et spirituel, petite et grande histoire, horreurs de la guerre et croyances tribales pour dénoncer l'absurdité des conflits, soutenir la force du spirituel et faire passer un message de paix. Inscrit dans la tradition du conte, il opte pour un parti pris graphique inattendu, évite tout sentimentalisme, mais offre des respirations poétiques et des envolées magiques. Et si le récit est daté dans le temps, le propos trouve immédiatement son universalité. Du coup, ce film de guerre d'hier est un bon plaidoyer pour la paix de nos jours." Fabienne Bradfer, mad.lesoir.be, 21/09/2016.

 

Le Grand "Chassé-Croisé" du Printemps 1917

Par Mélodie Brassinne
Historienne du Service du Patrimoine Culturel de la Province de Namur

et Axel Tixhon
Historien et Professeur d’Histoire Contemporaine à l’Université de Namur

Dinant – CCRD – Salle Sax

Sa 18|03|2017 – 15h00

Conférence

Coproduction Service du Patrimoine Culturel de la Province de Namur/Qualité-Village-Wallonie/Comité 14-18 de la Ville de Dinant/UTLD/CCRD

Les déplacements de populations, effrayées par la violence des combats, ont bien entendu accompagné la guerre de mouvement durant la fin de l’année 1914. Ils reprennent de manière spectaculaire à la fin de l’année 1916 et au début de l’année 1917, sous le contrôle étroit de l’occupant allemand. Celui-ci déporte des milliers de travailleurs de Belgique et du Nord de la France pour servir l’effort de guerre germanique tandis qu’il évacue la population de dizaines de villages français vers des localités belges. Ces mouvements migratoires entraînent de nouvelles difficultés humanitaires dans les régions d’accueil. Ils affaiblissent dangereusement les organismes des personnes déplacées. Ils émeuvent aussi les pays épargnés par la guerre mais ébranlés par la propagande alliée. Ce grand "chassé-croisé" de 1917 marque une nouvelle étape dans l’instrumentalisation des populations civiles au service des intérêts militaires. Il constitue une marche supplémentaire vers la "guerre totale", fille du 20e siècle.